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Blanc et Noirs

J’ai lu cette bande-dessinée avec un peu de recul … j’ai fait mon post sur Instagram mais sans y mettre de chronique car j’avais besoin de digérer un peu …

C’est une bande-dessinée parfaitement illustrée ! Elle raconte donc l’histoire de jeunes filles noires qui vont être accueillies dans un pensionnaire afin de recevoir un enseignement scolaire. Cela dit, nous sommes en 1832, dans un lieu où les blancs dominent et font la loi. Bien sûr cette arrivée semble grotesque aux yeux de toutes et tous !

On ressent à travers ces pages très bien écrite, une sensation de haine, à l’aube de l’abolition de l’esclavage. Néanmoins, à cette époque, toutes les personnes blanches ne pensaient pas de la même manière. Grâce à cette femme courageuse : PRUDENCE CRANDALL !

Finalement, j’ai bien aimé cette ouvrage. À la fin, vous avez des explications concernant la véritable histoire et le parcours de cette directrice. Ainsi vous comprenez un peu la vie de ces filles afro-américaines !

BLANC AUTOUR de Wilfrid Lupano et illustré par Stéphane Fert, aux Éditions DARGAUD, 144 pages

@hambreellie

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La plume diverse et belle

Voici l’interview de Séverine Vidal

@hambreellie : Vous êtes aujourd’hui une grande autrice jeunesse, comment le vivez-vous, par rapport à votre ancien métier ?

@Séverine : Oui, c’est vrai, je mesure 1m81 ! Je rigole parce que je ne me considère pas comme une grande autrice : ce qui m’anime, c’est le doute et j’aimerais que ça dure ^^

@hambreellie : Comment se déroulent vos journées d’écriture ?

@Séverine : Hum…. c’est très variable (et c’est ce que j’aime justement). Certaines périodes (comme le premier confinement) sont peu propices à l’écriture, je tourne alors autour de mes personnages, je réfléchis, je procrastine, je prends un thé puis deux, je réponds à mes mails, je jardine, bref je fais tout sauf écrire. Heureusement, ça ne dure pas !

Pendant les journées d’écriture dans les périodes où tout semble facile et couler de source, je démarre ma journée par une grande balade en forêt qui me rassemble. J’allume les bougies qu’il faut, je me fais un thé aux épices et je monte me mettre au travail vers 10h. Je choisis la musique je vais écouter en boucle, celle qui colle parfaitement à l’écriture du roman en cours. Sans elle, je ne peux écrire. En ce moment, c’est Philip Glass, la BO de la série Tales from the loop. J’écris deux heures, je vais refaire une balade (avoir un chien aide à garder ce rythme d’écriture / marche qui me convient bien), je mange un peu (dehors s’il ne pleut pas, même quand il fait très froid !). Je retourne écrire environ trois heures. Je relis ce que j’ai écrit dans la journée, à haute voix. Je reprends ce qui m’apparaît alors comme maladroit ou bancal, ou au contraire je rends bancale une tournure trop lisse, j’apporte du bazar dans les mots trop rangés. Le soir, à l’apéro, devant le feu, je lis à mon amoureux le chapitre écrit dans la journée. Il est mon premier lecteur, c’est sur lui que je teste tout, que je vérifie qu’il rit là où c’est censé être drôle, qu’il s’émeut du passage que je voulais plus sensible.

@hambreellie : Votre ancien métier en tant que professeur ne vous manque pas ?

@Séverine : Non, aucunement ! Je suis enchantée d’avoir donné ma démission en 2011. J’ai aimé ce métier, je l’ai adoré même. Mais je ne pourrais pas revenir en arrière. J’ai fait le choix de la liberté par rapport à la sécurité, j’ai pris ce risque et j’en suis ravie.

@hambreellie : Combien de projets avez-vous pour 2021 ?

@Séverine : OUH ! Beaucoup de projets !

En 2021, paraîtront :

  • trois romans pour ados : L’été des Perséïdes et Sous ta peau, le feu chez NATHAN
  • une biographie romancée d’Isabella Bird chez ALBIN MICHEL
  • un roman court : Tu reverras ton frère chez NATHAN, Collection Court Toujours
  • trois bandes dessinées ADULTES : Le plongeon chez GRAND ANGLE avec Victor Pinel, la biographie de Georges Sand chez DELCOURT avec Kim Consigny et Naduah chez GLÉNAT avec Vincent Sorel
  • deux bandes dessinées Jeunesse
  • une série chez AUZOU
  • et une bande dessinée sur l’ÉCOLOGIE MILITANTE
  • pas mal d’albums chez MANGO, MARCEL et JOACHIM, chez MILAN dont un pop-up avec Adolie Day !

Une foule de livres donc : ceux prévus initialement en 2021 et les « reportés » de 2020 pour chaud de covid.

Des projets … pas mal de projets BD donc une adaptation de mon roman Pëppo.

@hambreellie : Un jour, allez-vous écrire pour les adultes ?

@Séverine : J’écris déjà régulièrement pour les adultes, en BD. Et puis la frontière entre les romans grands ados/jeunes adultes et la littérature dite « générale » est mince. D’ailleurs, Quelqu’un qu’on aime va sortir en poche, au rayon adulte. Un changement de couverture suffit à lui faire passer le cap 🙂 ! Beaucoup de mes lecteurs et lectrices sont adultes.

@hambreellie : OUI TOUT COMME MOI !

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Une autrice engagée

Voici venir l’interview de Sophie Noël

@hambreellie : Nous nous sommes rencontrées en 2019, lors du Salon du Livre Jeunesse. Une rencontre que j’avais beaucoup apprécié. Comment vivez-vous cette année sans salons ?

@sophie : Depuis l’arrivée de la Covid, les salons sont annulés. C’est pour moi un vrai manque car les salons sont des moments privilégiés pour rencontrer nos lecteurs … mais aussi retrouver nos ami.e.s autrices et auteurs et nos éditeurs. Il y a souvent une bonne ambiance et ce sont des moments agréables de partages, d’échanges et de rires. Cette année est donc bien triste en raison de l’annulation de tous ces salons. Le rendez-vous de Montreuil est important, et cela m’a fait bizarre d’avoir un mois de novembre (2020) sans cette perspective … Mais je reste positive, et me projette sur l’année prochaine en croisant les doigts que tout aille bien !

@hambreellie : Depuis quand écrivez-vous ?

@sophie : J’ai commencé à écrire à l’âge de 8 ans, quand ma grand-mère m’a offert un « carnet de pensées ». J’y écrivais tout ! L’habitude m’est restée, et j’ai passé des années à noircir mes carnets de mon quotidien, de poèmes et de contes, sans jamais penser que je pourrais être éditée. Et puis, il y a une dizaine d’années, j’ai transformé l’un de mes contes en roman et l’ai envoyé à des maisons d’édition. J’ai eu la chance d’être rapidement publiée. Depuis, les choses s’accélèrent et j’ai de nombreux projets qui verront bientôt le jour.

@hambreellie : Avez-vous essuyé des refus ?

@sophie : Oh la la ! Plein 🙂 Mais j’ai appris à ne pas me décourager. Par exemple, mon roman Jeanne de Mortepaille a été écrit il y a dix ans. À l’époque, aucun éditeur n’en voulait. Je l’ai rangé dans un coin et l’ai ressorti sept ans plus tard. Je l’ai retravaillé, et représenté à des maisons d’édition. Cette fois-ci, deux d’entre elles ont été intéressées et j’ai pu voir mon histoire publiée. J’ai plusieurs manuscrits qui dorment dans mon ordinateur : soit ils ont été refusés, soit je ne les sens pas encore tout à fait prêts. J’apprends à être patiente, et surtout, je suis convaincue qu’il est important d’avoir un regard critique sur son propre travail : des fois, il faut avoir l’honnêteté et le courage de voir les défauts de ses textes et ne pas hésiter à beaucoup les retravailler.

@hambreellie : Quelle est la plus belle chose dans votre métier ?

@sophie : Il y en a plusieurs. D’abord, le moment d’écriture, où l’on se surprend soi-même avec ce qui sort de notre imagination, est un beau moment. Se dire que l’humain a une telle créativité en tête, et qu’un auteur réussit à l’en extraire pour écrire des histoires, je trouve ça fabuleux. J’ai constaté avec des élèves d’ateliers d’écriture que cette richesse intérieure était présente chez tous, cela me fascine. Ensuite, il y a le travail en partenariat avec les éditeurs. Un véritable échange fructueux pour parfaire le texte et confronter ses idées et sa façon de voir les choses avec une autre personne dans l’objectif commun de créer un bel objet. Et puis, les rencontres avec les jeunes (ou moins jeunes) lecteurs est toujours quelque chose d’émouvant. C’est pour eux qu’on écrit et écouter ce qu’ils ont à dire est la plus belle récompense.

@hambreellie : Est-ce prévu un 3ème tome pour Les Pointes Noires ?

@sophie : Oui, je suis en pleine écriture du tome 3 des Pointes noires. Il sera assez différent des deux premiers.

@hambreellie : Vivez-vous aujourd’hui pleinement en tant qu’autrice ?

@sophie : Je suis en effet autrice à plein temps. Entre l’écriture et les rencontres avec les lecteurs, c’est devenu mon métier (avant, j’étais institutrice).

@hambreellie : Vous êtes végétarienne, à quand un livre jeunesse qui traiterait du sujet ?

@sophie : Ah ! Ah ! Il y a peut-être un petit quelque chose en préparation à ce propos 🙂 Quoi qu’il en soit, j’aime inclure dans mes romans ces choses de moi. Les valeurs qui me portent dans la vie de tous les jours se retrouvent fréquemment dans mes livres. De façon plus ou moins nettes, mais en regardant bien, on finit par le voir : Jeanne de Mortepaille, par exemple, parle de féminisme, mais on y aborde aussi le végétarisme de façon très discrète, ainsi que de nombreux autres thèmes qui me sont chers, comme par exemple l’écologie et le respect animal.


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LA BOOKTILLAISE

Voici une magnifique interview de @labooktillaise :

@hambreellie : Peux-tu te présenter rapidement ?

@labooktillaise : Bonjour, je m’appelle Élodie-Aude, j’ai 23 et je suis Martiniquaise. J’ai toujours aimé lire et j’ai sauté le pas en créant un blog en 2017 pour parler de mes lectures.

@hambreellie : Tu luttes et tu te bats pour les personnes racistes ?

@labooktillaisse : Exactement ! Pour plus de diversité et de représentation dans le monde du livre.

@hambreellie : C’est un combat qui te tient à coeur ?

@labooktillaise : Énormément, mes amis.es et motus peuvent en attester. Ils ont l’impression que je ne me repose pas, tellement je saute à pieds joints dans tous les débats et problématiques que je vois. Depuis l’année dernière je ne peux tout simplement plus me taire. J’ai gardé le silence longtemps sur le blog mais j’observais de loin et il y avait beaucoup à dire.

@hambreellie : Comment vis-tu aujourd’hui ta position face à l’ampleur du mouvement ?

@labooktillaise : Je trouve ça bizarre, toute cette attention. Le fait que dès que l’on parle diversité et représentation, on pense à moi. Beaucoup d’autres avant moi en ont parlé. Je mets donc en avant ces personnes et j’essaye de profiter de cette visibilité pour faire passer le message.

@hambreellie : Est-ce que tu pourrais dire aujourd’hui que tu es féministe ?

@labooktillaise : Totalement oui ! Je dirais même Afro féministe, c’est d’ailleurs un terme qui mérite d’être connu de tous, beaucoup n’en saisissent pas la portée, je recommande d’ailleurs (pour rester dans le local) de lire les ouvrages d’une autrice Guadeloupéenne sur le sujet : SIMONE SCHWARZ BART.

@hambreellie : Tu es une jeune femme, tu travailles, tu étudies, comment parviens-tu à concilier tous ces projets de vie ?

@labooktillaise : Puisque je suis en alternance depuis 3 ans maintenant, j’y suis habitué. Une semaine d’école, une semaine de travail ! C’est le reste que je n’arrive pas à concilier. La blogosphère, ma boutique et l’école/travail et donc, je priorise le boulot.

@hambreellie : Tu as créé ta propre maison d’édition, est-ce un projet qui a été facile à réaliser ? Avez-vous reçu de l’aide ?

@labooktillaise : Je ne suis pas la fondatrice du projet, je suis arrivée en cours. Je dirais qu’avec le coronavirus en ce qui concerne les démarches administratives, c’est malheureusement au ralentis sur certaines choses mais ça avance et nous avons reçu bon nombre de manuscrits. Oui, nous avons reçu de l’aide et je remercie ces personnes.

@hambreellie : Dans combien de temps avez-vous l’intention de publier ?

@labooktillaise : Normalement, si tout se passe bien, vers la fin de l’année.

@hambreellie : Tu écris sur Wattpad, est-ce une bonne plateforme ?

@labooktillaise : Elle a beaucoup changé au fil du temps. Certains n’aiment plus ce qu’elle est devenue, je dirais qu’il y a eu de bonnes choses et des moins bonnes. Je l’utilise toujours en tout cas. J’y suis depuis 2014 en tant que lectrice et depuis 2017 en tant qu’autrice.

@hambreellie : Sur ton instagram tu es très active, est-ce important pour toit de dire tout haut ce que certaines personnes n’osent dire ?

@labooktillaise : Totalement ! Je n’ai plus envie de me taire, et ça me fait du bien de dire ce que j’ai sur le coeur en story, je sais que ça touche des gens et c’est déjà une petite victoire. Ceux qui ne sont pas concernés se déconstruisent et ceux qui le sont me remercie de parler pour eux (nous).

@hambreellie : Quelles sont les personnalités que tu admires aujourd’hui ?

@labooktillaise : Laura Nsafou, Jennifer Padjemi, Lauren Lolo, Rhokhaya Diallo, Napilicaio, Black Beauty Bag, Amandine Gay

@hambreellie : Qu’as tu prévu de lire bientôt ?

@labooktillaise : Féminismes et pop culture de Jennifer Padjemi

@hambreellie : Penses-tu pouvoir publier un de tes livres un jour ?

@labooktillaise : Je l’espère bien !

JE REMERCIE LA BOOKTILLAISE POUR CETTE INTERVIEW !

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Les enquêtes à venir

C’est une formidable auteure que je vous présente aujourd’hui !

Laura Anne qui se présente sous le pseudo Wildienne est l’auteure d’INQUISITION et Le Chat Noir. Livres publiés en auto-édition. Voici une petite interview pour vous la présenter :

@hambreellie : Depuis combien d’années écrivez-vous ?

@wildienne : J’écris depuis que je sais le faire, et aussi depuis que j’ai commencé à lire. Cela remonte probablement à mes six ou 7 ans. Tout d’abord, il ne s’agissait que de lettres à mes parents, pour motiver des demandes de petites filles, puis en grandissant, j’ai découvert que mon imaginaire regorgeait d’histoires, de personnages et d’univers différents.

@hambreellie : Avez-vous essuyé des refus ?

@wildienne : Pour Inquisition : oui, bien sûr ! La plupart des maisons d’édition m’ont adressée un refus. D’autres n’ont même pas répondu.

@hambreellie : Pourquoi n’avoir pas voulu attendre la publication d’un éditeur.trice ?

@wildienne : J’ai beaucoup de respect pour les maisons d’édition, mais je suis assez réaliste quant au cloisonnement de ce monde. C’est très compliqué d’attirer l’attention avec un premier roman, et surtout sans graviter autour de ce milieu. Alors, j’ai fait simplement ce qui me semblait le mieux pour mon roman : j’ai cru en lui, en son potentiel et je l’ai sorti en dépit des refus. Ce n’est pas du tout une volonté de pied de nez aux éditeurs, c’est simplement l’expression de mon caractère. J’ai eu foi en mon travail et j’ai estimé que c’était donc à moi de faire ce qu’il fallait pour lui permettre d’atteindre le public. Après tout, c’est au public de décider ce qui lui plaît ou non.

@hambreellie : Travaillez-vous à côté ? Si oui, comment organisez-vous vos sessions d’écriture ?

@wildienne : Oui, pour l’instant, je travaille toujours à côté. Mes sessions d’écritures sont donc plus compliquées à organiser, alors le plus simple est d’attendre le weekend. Parfois, quand je ne peux vraiment pas me retenir, je me lance le soir, en rentrant du travail. Cependant, il ne se passe pas une journée sans que je ne pense mes intrigues, à mes personnages et à d’éventuels nouveaux romans. J’ai toujours mon carnet sur moi, au cas où.

@hambreellie : Êtes-vous déjà en train de travailler sur un autre roman ?

@wildienne : Toujours ! J’en ai deux ou trois autres en cours d’écriture, à des stades différents. Mais le prochain est déjà terminé.

@hambreellie : Êtes vous passionnée pour le policier et le thriller ?

@wildienne : Pour le thriller, assurément ! Le policier c’est autre chose. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’aime pas considérer Inquisition comme un roman policier, mais plutôt comme un thriller. Le roman policier possède des caractères si propres à son genre, que je ne peux pas me permettre de me proclamer en tant qu’auteur de policier pur. Mon genre est beaucoup plus hybride. C’est en ce sens que je trouve le thriller plus proche de mes aspirations. Je le trouve plus libre dans ses codes. Et d’autre part, j’adore les thrillers sous toutes les formes : livres, films, séries peu importe.

@hambreellie : D’où vous vient cette passion pour les romans noirs ?

@wildienne : Justement, ma passion pour les romans noirs est très liée à mon amour inconditionnel pour les thrillers des années 90. J’ai toujours eu un faible pour les personnages sombres, imprévisibles et à la limite de l’insanité. Quelque part, nous possédons tous une zone d’ombre, un peu de ténèbres contre lesquels nous nous battons consciemment ou pas. Mettre cette part d’ombre en lumière revêt une beauté particulière, à mes yeux. Quand vous prenez les personnages des thrillers des années 90 ; ou même les miens – dans Inquisition – c’est exactement ça : une part d’ombre qui s’éveille chez eux, et le choix de la laisser gagner ou non. Le roman noir mérite cette passion parce qu’il met l’accent sur la complexité humaine, et il n’y a rien de plus fascinant que les retors d’un esprit.

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Un chef-d’oeuvre

Ce livre a été récompensé plusieurs fois : normal ! Il est gorgé d’une puissance littéraire !

Jojo s’occupe de tout : de sa petite soeur, de la maison, de sa grand-mère, de sa mère, … il entretient une relation extraordinaire avec son grand-père. Il grandit vite le petit Jojo, il grandit dans les méandres laissés par les autres : la prison, la drogue, la maladie, la faim, la pauvreté.

Il est entouré d’un halos de terreur, mais il survit pour sa petite soeur, cette petite bouille qui n’a rien demandé.

Les phrases sont ciselés et avec elle la tristesse semble accentuer le malheur des ses hôtes ! et à travers elle résonne une chanson bien réelle !

Le Chant des revenants de Jasmin Ward, traduit par Charles Recoursé, Éditions BELFOND, Collection LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE, Février 2019, 272 pages

@hambreellie

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Noire je suis et Fière !

(…)  » Je veux seulement vivre le plus honnêtement possible, et donner ce que j’ai à offrir aux êtres humains – de tous types, noirs, blancs ou jaunes -, parce que c’est ainsi que je veux vivre – en ne vendant rien de médiocre aux gens – et parce que nous faisons tous partie de ce jeu insensé qu’on appelle la vie ensemble. Et je veux toujours vivre simplement – en vagabondant une partie de ma vie – trouvant le repos et la joie dans un lever de soleil, une averse – trouvant mon bonheur dans le sourire d’autrui.  » (…)

C’est ainsi que la narratrice débute son journal. Elle y parle de l’Amérique. Cette Amérique dont tout le monde rêve : (…)  » Je ne sais pas comment tu as survécu ! J’ai traversé en long en large et en travers ce foutu pays et je jure devant Dieu, je ne sais pas comment tu as survécu ! Cet endroit est mille fois pire que l’Afrique du Sud ! Putain, mes, l’apartheid a piétiné notre dignité mais elle nous a laissé notre culture. Il nous reste encore notre lignée, nos traditions ...  » (…)

Un journal à lire, décortiquer …

Journal d’une femme noire de Kathleen Collins, aux Éditions DU PORTRAIT, Juin 2020, 150 pages

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Ma forêt

(…)  » – Notre maître chasseur a raison. Nous sommes des Pygmées, des hommes de la forêt. Nous chassons les animaux, pas les hommes. Alors, s’il vous plaît, posez vos armes et dites-nous pourquoi vous êtes venus jusqu’ici !  » (…)

Une forêt, des exploitants, puis un village, un peuple de Pygmées vivant dans la forêt … se battre pour éviter une déforestation !

Le gardien des moabis de Céline Jacquot, aux Éditions MUSCADIER, Collection RESTER VIVANT, à partir de 9 ans

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Tristes souvenirs

Cela se passe dans le quartier de Sterling Point. Là où tout semble abandonné : (…)  » Les réverbères flottent au-dessus des brumes de cannabis, les rues et les allées sont défoncées par les nids-de-poule, les nains de jardin sont criblés de balles. Tout est moche, merdique, sauf les fresques peintes sur les murs représentant des African Queens à la tête haute ou Tupac avec son petit sourire.  » (…)

Les habitants tentent d’exprimer une certaine joie : (…)  » Des parents se reposent devant chez eux en sirotant une boisson fraîche. Tout est faux. Faux sourire, faux bonjour, fausse tranquillité.  » (…)

Dans mon quartier, tous les jours se ressemblent, toutes les histoires s’assemblent : (…) « Par terre, du sans, sur la bouche du pauvre garçon, plein de sang, dans ses yeux, la désolation, il tousse, pleure, s’étouffe, crie, s’étouffe, pleure, tousse, supplie pour que la torture s’arrête, jusqu’à ce qu’il se taise, évanoui.  » (…)

Je suis Noir, mon jumeau est Noir, mon entourage est Noir, dans mon école ils sont Noir(e)s : POURQUOI CETTE COULEUR DE PEAU dérange t-elle plus que les autres ? Ma génération future va t-elle commencer sa vie dans les cercueils ? : (…) « Je ne sais pas pourquoi, mais je commence à me détester, à m’apitoyer sur moi-même, parce que je suis Noir depuis trop longtemps, parce que je représente une telle menace pour la société avec cette peau, à cause des mots qui viennent à l’esprit de certaines personnes quand elle me voient.  » (…)

Alors nous vivons dans la peur malgré le fait que je veuille faire des études, intégré le MIT, aller en boîte de nuit, rencontrer une fille …

Telle est ma vie et celle de Tyler Johnson, mon frère qui était lui aussi une BELLE PERSONNE !

Tyler Johnson était là de Jay Coles, traduit par Brigitte Hébert, Éditions LIVRE DE POCHE, Collection JEUNESSE, 256 pages, à partir de 13 ans

@hambreellie